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CANCER DU POUMON : LE MICROBIOTE INTESTINAL SIGNERAIT UN STADE PRÉCOCE

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Une dysbiose intestinale apparaîtrait chez les patients atteints d’un cancer du poumon à un stade précoce. De quoi bientôt proposer un test précoce, non invasif, qui hâterait la prise en charge et améliorerait les chances de survie ?

Le cancer du poumon, souvent diagnostiqué à un stade avancé, est meurtrier. Un diagnostic plus précoce améliorerait largement la prise en charge et les chances de survie. Et si, comme pour de nombreuses maladies y compris d’autres cancers, une dysbiose intestinale signait le cancer du poumon ?

La dysbiose intestinale signe le stade de la tumeur

Le microbiote intestinal de 42 patients atteints de cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) de 3 types différents1 , à un stade précoce (3 patients seulement avec des métastases), ainsi que celui de 65 témoins en bonne santé, a été analysé par séquençage de l’ARN 16S. Une dysbiose intestinale est observée chez les patients souffrant d’un cancer du poumon, comparativement aux témoins, avec notamment la présence accrue d’espèces appartenant aux genres Ruminococcus et aux familles Lachnospiraceae et Enterobacteriaceae, entre autres. Ainsi, la composition du microbiote pourrait évoluer avec le développement du cancer du poumon. Enfin, la composition du microbiote intestinal signait de manière spécifique le stade de la tumeur : certaines bactéries n’étaient présentes que chez les 3 patients avec métastases.

1 Adénocarcinome (37 patients), carcinome de l’épithélium pavimenteux (3 patients), carcinome à grandes cellules (2 patients)

2 OTU : acronyme de Operational Taxonomic Unit en anglais, ou unités taxonomiques opérationnelles : elles définissent un ensemble de bactéries similaires à plus de 97% (en général), basé sur leurs séquences d’ARNr 16S.

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